Édito

Back in business. À Persévérance, nous sommes souvent en pause. Excès de flemme souvent. Raisons plus nobles de temps en temps.

L’indolence a eu raison de nos regards… Nous attendions le film qui nous ramènerait à l’écriture. De Dangerous Method à Cosmopolis, l’encre coule sur le papier en guise de générique d’ouverture. C’était le signe qu’il fallait se remettre au travail. Nous avions besoin d’un film important pour retrouver nos mots. Cosmopolis est ce film.

Mais qu’est-ce qu’un métrage important ? Peut-être un film qui nous permet de comprendre les autres images. Un guide ou un point sur une carte en somme. Twixt aurait pu être ce film. Rendez-vous manqué.

Le chemin que prend l’œuvre de Cronenberg, la subtile digression de son style vers l’art de la parole nous pousse à nous relancer, à réfléchir à nos moyens. D’une certaine manière le cinéma de Cronenberg nous invite maintenant à revoir notre méthode.

Cosmopolis ne peut être réduit à un film sur la chute du capitalisme, et pour poursuivre la métaphore avec notre travail à la revue, plus que quel système, il faut se demander quelles sont les images qui nous saisissent ?  Qui se réfléchissent comme des clés pour comprendre les autres ?

C’est en cela qu’elles nous regardent.

Peut-être pourrons nous alors commencer à dessiner les bordures de notre carte du cinéma…